Marché du travailAllemagne
Réforme de 2026 du revenu de base des demandeurs d’emploi : du Bürgergeld au Grundsicherungsgeld
La loi du 16 avril 2026, voulue par la coalition CDU/CSU-SPD, refond le revenu de base des demandeurs d’emploi (SGB II) introduit sous le nom de « Bürgergeld » le 1er janvier 2023. Depuis le 1er juillet 2026, la prestation s’appelle « Grundsicherungsgeld » : le placement en emploi est prioritaire, un manquement aux obligations réduit le forfait de base de 30 % pendant trois mois, trois rendez-vous manqués d’affilée peuvent faire tomber le droit, le délai de grâce d’un an sur le patrimoine est supprimé et les frais de logement sont plafonnés dès le premier jour. Le forfait lui-même est inchangé (563 € par mois pour un adulte seul en 2026).
Mise à jour : 5 novembre 2026Prochaine échéance : 1er août 2027 — Entrée en vigueur des dispositions d’accompagnement des jeunes du livre III
Fiche d’identité
Texte de référence
Dreizehntes Gesetz zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze vom 16. April 2026 (treizième loi modifiant le livre II du code social — « loi de refonte du revenu de base des demandeurs d’emploi »)[1][3]
N° BGBl. 2026 I Nr. 107 · 16 avril 2026
Lire le texte ↗Porteurs
- Bärbel Bas[4][1][12]Ministre fédérale du Travail et des Affaires sociales (Bundesministerin für Arbeit und Soziales, SPD), ministre porteuse et cosignataire de la loi · 2025-2026 · Initiateur
- Friedrich Merz[1]Chancelier fédéral (Bundeskanzler, CDU), cosignataire de la loi · 2026 · Initiateur
- Bundesagentur für Arbeit / Jobcenter[7][6]Agence fédérale pour l’emploi et jobcenters, qui versent la prestation et appliquent les nouvelles obligations et réductions · 2026 → · Mise en œuvre
Mise en œuvre
- Jobcenters (structures communes de l’Agence fédérale pour l’emploi et des collectivités, ou organismes communaux agréés)
- Agence fédérale pour l’emploi (Bundesagentur für Arbeit) — accompagnement des jeunes (livre III) et lutte contre la fraude organisée
- Organismes communaux (frais de logement et de chauffage, plafond facultatif au mètre carré)
- Contrôle financier du travail non déclaré des douanes (Finanzkontrolle Schwarzarbeit), que les jobcenters doivent désormais saisir
Objectif affiché
Rééquilibrer « solidarité et responsabilité individuelle » dans le revenu de base : ramener durablement vers l’emploi en donnant la priorité au placement, rendre la coopération avec les jobcenters plus contraignante et la faire respecter par des réductions plus fortes, réserver les prestations aux personnes réellement dans le besoin (patrimoine, frais de logement) et lutter contre la fraude. Le gouvernement attend de faibles économies nettes en 2026-2027.[2][6][8]
Selon le gouvernement fédéral (projet de loi de décembre 2025 ; ministère du Travail)
Variation nette des dépenses publiques (Fédération, Länder, communes, Agence fédérale pour l’emploi)
-0,09 Md€
2026 · selon le projet de loi du gouvernement (impact budgétaire hors coût de mise en œuvre)[2]
−70 M€ en 2027, puis +11 M€ en 2028 et +9 M€ en 2029 (hausse des dépenses de l’Agence fédérale pour l’emploi).
Économies annuelles si 100 000 personnes de moins percevaient les prestations de base
0,85 Md€
par an, sur la base des droits moyens de juin 2025 · selon le projet de loi du gouvernement, scénario conditionné à une reprise économique[2]
Dont environ 100 M€ pour les communes, le reste pour la Fédération.
Mesures principales
- La prestation « Bürgergeld » est rebaptisée « Grundsicherungsgeld » et le livre II du code social devient « Grundsicherung für Arbeitsuchende » ; les administrations peuvent garder l’ancien terme jusqu’au 31 décembre 2026. Le forfait de base est inchangé : 563 € par mois pour un adulte seul en 2026.[1][6][9]
- Le placement en formation ou en emploi prime sur les autres aides (nouveau § 3a) ; une formation reste possible si elle est plus prometteuse pour une insertion durable, en particulier avant 30 ans. Les bénéficiaires aptes au travail doivent mobiliser leur capacité de travail autant que nécessaire pour sortir du besoin, y compris à temps plein si c’est nécessaire et raisonnable.[1][7]
- Le premier entretien (bilan de potentiel et plan de coopération) a lieu en personne au jobcenter ; le plan comporte une offre personnelle de conseil, de soutien ou de placement. Une personne qui manque un rendez-vous sans motif valable, ou n’exécute pas les étapes du plan, peut y être obligée par acte administratif ; la procédure de conciliation est supprimée.[1][7]
- Un manquement (efforts de recherche non prouvés, refus d’un travail, d’une formation ou d’une mesure raisonnables) réduit désormais le forfait de base de 30 % pendant trois mois, au lieu de 10 %, 20 % et 30 % pendant un, deux et trois mois pour le premier, deuxième et troisième manquement selon les règles antérieures. La réduction est levée dès que la personne se conforme ou s’y engage sérieusement.[1][7]
- Rendez-vous manqués : aucune réduction pour le premier ; à partir du deuxième, 30 % du forfait pendant un mois (contre 10 % auparavant). Après trois rendez-vous manqués d’affilée, la personne est réputée injoignable et perd son droit, frais de logement compris ; le premier mois, seul le forfait est retenu, et se présenter en personne au jobcenter dans ce délai rétablit le droit.[1][7]
- Refuser un emploi concret, immédiatement disponible et raisonnable supprime désormais la totalité du forfait de base pendant au moins un mois et au plus deux, sans qu’un manquement antérieur soit exigé ; le loyer est alors versé directement au bailleur. En vigueur depuis le 23 avril 2026.[1][7]
- Garde-fous : audition en personne si le jobcenter a connaissance d’une maladie psychique, et avant de constater un troisième rendez-vous manqué consécutif ; examen médical ou psychologique possible ; aucune réduction en cas de rigueur exceptionnelle ; seul le forfait de la personne concernée est réduit, pas celui des enfants ; une prestation symbolique de 1 € par mois est versée lorsque la seule réduction ne laisserait aucun droit.[1][7]
- Épargne : le délai de grâce d’un an est supprimé. Le patrimoine protégé dépend désormais de l’âge, par personne : 5 000 € jusqu’à 30 ans, 10 000 € dès 31 ans, 12 500 € dès 41 ans et 20 000 € dès 51 ans. Selon les règles antérieures, seul un patrimoine « important » comptait la première année (au-delà de 40 000 € pour la première personne et 15 000 € par personne supplémentaire), puis 15 000 € par personne.[1][7]
- Logement : le délai de grâce d’un an sur les loyers est maintenu, mais les frais sont plafonnés dès le premier jour à 1,5 fois le seuil local d’adéquation (dépassement admis s’il est inévitable ou pour les foyers avec enfants). Un loyer contraire à un encadrement local (Mietpreisbremse) doit être contesté, et les organismes communaux peuvent fixer un loyer maximal au mètre carré.[1][7][12]
- Parents : un emploi, une formation ou un cours de langue deviennent exigibles dès que l’enfant a 14 mois révolus (au lieu de 3 ans), à condition que la garde soit assurée.[1][7]
- Accompagnement : emplois aidés (§ 16e) ouverts aux bénéficiaires de longue durée et intégrés à l’assurance chômage ; « transfert passif-actif » des prestations vers des aides salariales inscrit dans la loi, jusqu’à 700 M€ par an ; les jobcenters reçoivent 1 Md€ de plus par an à partir de 2026 pour l’insertion (décision budgétaire, 4,7 Md€ au total).[7][1]
- Fraude : les jobcenters doivent signaler aux douanes tout soupçon de travail non déclaré ou de rémunération sous le salaire minimum ; les employeurs deviennent responsables des prestations indûment perçues du fait d’un emploi non déclaré ou fictif ; l’Agence fédérale pour l’emploi reçoit un rôle d’appui contre la fraude organisée à partir de 2027 ; la viabilité d’une activité indépendante est examinée au plus tard après un an.[7][6][1]
- Jeunes : à partir du 1er août 2027, les agences pour l’emploi offrent un conseil global, y compris « hors les murs », au titre du livre III, notamment aux moins de 25 ans difficiles à atteindre ; les agences pour l’emploi des jeunes (Jugendberufsagenturen) sont inscrites dans la loi.[1][7]
En données
% du forfait de base, règles applicables en 2026
| Cas | Règles du Bürgergeld (jusqu’au 30 juin 2026) | Grundsicherung (depuis le 1er juillet 2026) |
|---|---|---|
| 1er manquement (Bürgergeld : 1 mois ; Grundsicherung : 3 mois.) | 10 % | 30 % |
| 2e manquement (Bürgergeld : 2 mois ; Grundsicherung : 3 mois.) | 20 % | 30 % |
| 3e manquement (3 mois dans les deux cas.) | 30 % | 30 % |
| 1er rendez-vous manqué (1 mois selon les règles du Bürgergeld.) | 10 % | 0 % |
| 2e rendez-vous manqué (1 mois dans les deux cas. Un troisième consécutif peut faire tomber le droit avec les nouvelles règles.) | 10 % | 30 % |
Échelle à partir de 0 % · Le refus d’une offre d’emploi concrète peut supprimer 100 % du forfait pendant un à deux mois (un manquement antérieur était exigé auparavant). Aucune réduction en cas de rigueur exceptionnelle.
Taux de chômage (BIT)
4,2%
T3 2026
Chômage de longue durée
1,1%
T2 2026
Taux d'emploi (15-64)
77,5%
T2 2026
Taux AROPE (total)
21,2%
2025
Chiffres clés
Taux de chômage (BIT)
4,2%
T3 2026
Personnes ayant droit aux prestations de base du revenu de base
4 947 000
octobre 2026 (provisoire) · Observé
selon la statistique de l’Agence fédérale pour l’emploi[18]
Dans 2 718 000 foyers (Bedarfsgemeinschaften) ; 272 000 de moins qu’un an plus tôt (−5,2 %). 3 659 000 sont aptes au travail, 1 288 000 ne le sont pas (surtout des enfants de moins de 15 ans).
Bénéficiaires de longue durée parmi les personnes aptes au travail
2 549 000
juin 2026 · Observé
selon la statistique de l’Agence fédérale pour l’emploi[18]
Plus des deux tiers des 3 788 000 bénéficiaires aptes au travail ; au moins 21 mois de prestations sur les 24 derniers. 20 % (761 000) avaient un emploi.
Budget d’insertion des jobcenters
4,7 Md€
2026 · Annoncé
selon le ministère fédéral du Travail (1 Md€ de plus par an à partir de 2026)[7]
Frais de gestion budgétés à 5,25 Md€. Les montants définitifs sont votés par le Bundestag dans le budget fédéral.
Chronologie
Arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale sur les sanctions du revenu de base[17]
La Cour (1 BvL 7/16) a validé une réduction de 30 % du forfait de base mais écarté, au vu des connaissances d’alors, les réductions de 60 % ou la suppression totale des prestations après des manquements répétés, les réductions obligatoires en cas de rigueur exceptionnelle et une durée rigide de trois mois. Elle admet un retrait total lorsqu’une personne refuse un emploi raisonnable, disponible et qui assurerait réellement sa subsistance.
- En débat
Première lecture du projet de loi du gouvernement au Bundestag[12]
Première lecture au Bundestag (document 21/3541)[12]
Audition publique d’experts par la commission du Travail et des Affaires sociales du Bundestag[12]
Amendements de la commission à la demande des groupes de la coalition[12]
Obligation de travail des parents repoussée du 12e au 14e mois de l’enfant ; frais de logement au-delà du plafond toujours pris en charge pendant l’année de grâce pour les foyers avec enfants ; contrôle de viabilité de l’activité indépendante après un an ; examen médical possible après un rendez-vous manqué en cas de soupçon de maladie psychique.
Publication au Journal officiel fédéral (BGBl. 2026 I n° 107)[1]
Entrée en vigueur de la règle durcie sur le refus d’un emploi[1]
Termes du débat
Citoyen ne prend pas position : les arguments sont rapportés tels que les formulent leurs auteurs.
Selon ses défenseurs
- Le gouvernement fait valoir qu’un État social fort a besoin de règles claires et applicables et de la coopération de toutes les personnes aptes au travail : qui a besoin d’aide la reçoit, mais qui peut travailler doit s’y efforcer ; il présente la réforme comme un signal fort contre la fraude et affirme qu’elle ne change rien pour la grande majorité qui coopère.[6][2][7]
- Pour la CDU/CSU (Carsten Linnemann), le système était devenu injuste pour ceux qui le financent : le retour au principe « soutenir et exiger » et à la priorité au placement doit éviter que des chômeurs restent coincés des années dans des dispositifs. Le SPD (Jens Peick) y voit « non pas un changement de système » mais un resserrement, soulignant que 97 % des bénéficiaires ne sont pas concernés par les sanctions.[12]
- La confédération patronale BDA salue un revenu de base plus juste, recentré sur ceux qui en ont vraiment besoin, avec des réductions « plus sensibles » et plus lisibles sans paliers — et demande d’aller plus loin (conséquences dès le premier rendez-vous manqué, pas de franchise de patrimoine liée à l’âge, fin du délai de grâce sur le logement).[20]
- Le gouvernement s’appuie sur des travaux de l’IAB montrant que les sanctions peuvent accroître les reprises d’emploi chez tous les bénéficiaires, pas seulement chez les sanctionnés (effet « ex ante ») ; l’IAB juge lui-même « tout à fait envisageable » une efficacité accrue des nouvelles sanctions et salue les protections prévues pour les personnes atteintes de maladie psychique.[2][21]
Selon ses opposants
- Les Verts (Timon Dzienus) parlent de « défiance de base » plutôt que de sécurité de base, frappant les mères isolées plutôt que les « touristes sociaux », et d’un « tabou » franchi en brandissant la menace de la perte du logement ; Die Linke (Sören Pellmann) y voit une « menace » dirigée contre les travailleurs à bas salaire qui rompt la promesse de sécurité du pays.[12]
- La confédération syndicale DGB fait valoir que les prestations garantissant le minimum vital sont protégées par la Loi fondamentale et que le gouvernement n’apporte aucune preuve empirique de l’échec des règles de 2023, comme l’exige l’arrêt constitutionnel de 2019 ; lors de l’audition, elle a jugé insuffisante la protection des publics vulnérables (enfants, malades psychiques). L’association Paritätische a relevé qu’une sanction sur trois touche des foyers avec enfants.[19][12]
- L’IAB met en garde contre des effets non voulus — emplois de moindre qualité ou retrait du marché du travail — et s’attend à davantage de réductions supérieures à 30 % du forfait ; environ 6 % des nouveaux bénéficiaires ont des frais de logement supérieurs à 1,5 fois le seuil local, les parents isolés y étant surreprésentés, et les contrôles alourdiront nettement la charge des jobcenters. L’évaluation finale du Bürgergeld n’était pas encore disponible.[21]
- Le Bundesrat a jugé les économies attendues pour les communes (environ 20 M€ par an) très loin de l’allègement nécessaire et la disposition sur les frais de logement de plus en plus « surcomplexe » ; à l’opposé, l’AfD (Gerrit Huy) estime que la réforme ne va pas assez loin et fera peu économiser aux contribuables.[14][12]
Indicateurs à suivre
- Taux de chômage (BIT) · Destatis / BundesbankVoir la carte →
- Chômage de longue durée · EurostatVoir la carte →
- Taux d’emploi (15-64 ans) · EurostatVoir la carte →
- Risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE) · EurostatVoir la carte →
- Taux de pauvreté monétaire · EurostatVoir la carte →
- Bénéficiaires du revenu de base des demandeurs d’emploi (SGB II) · Bundesagentur für Arbeitpas encore de carte Citoyen
- Réductions de prestations (sanctions) du revenu de base · Bundesagentur für Arbeitpas encore de carte Citoyen
Sources
- [1]Dreizehntes Gesetz zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze vom 16. April 2026 (BGBl. 2026 I Nr. 107, ausgegeben am 22. April 2026) — Bundesgesetzblatt (recht.bund.de), 22 avril 2026
- [2]Gesetzentwurf der Bundesregierung — Entwurf eines Dreizehnten Gesetzes zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, décembre 2025
- [3]Gesetz zur Umgestaltung der Grundsicherung für Arbeitsuchende (Umsetzungsstand und Dokumente) — Bundesministerium für Arbeit und Soziales
- [4]Pressemitteilung: Bundeskabinett beschließt Gesetzentwurf zur Umgestaltung der Grundsicherung für Arbeitsuchende — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, 17 décembre 2025
- [5]Meldung: Neue Grundsicherung — Verlässliche Unterstützung und nachhaltige Vermittlung (Bundestag stimmt dem Gesetz zu) — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, 5 mars 2026
- [6]Pressemitteilung: Umgestaltung der Grundsicherung — Änderungen treten in Kraft — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, 1er juillet 2026
- [7]FAQ zur Umgestaltung der Grundsicherung für Arbeitsuchende — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, 1er juillet 2026
- [8]Grundsicherung für Arbeitsuchende — Ziele, Regeln und wichtigste Änderungen im SGB II — Bundesministerium für Arbeit und Soziales
- [9]Leistungen und Bedarfe in der Grundsicherung für Arbeitsuchende (Regelbedarf 2026) — Bundesministerium für Arbeit und Soziales
- [10]Pressemitteilung: Höhere Regelbedarfe in der Sozialhilfe und beim Bürgergeld (Regelbedarfsstufen 2023 und 2024) — Bundesministerium für Arbeit und Soziales, 13 septembre 2023
- [11]Bürgergeld-Gesetz — Zwölftes Gesetz zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze – Einführung eines Bürgergeldes (BGBl. 2022 I S. 2328) — Bundesministerium für Arbeit und Soziales
- [12]Umgestaltung des Bürgergelds zur Grundsicherung beschlossen (1. Lesung 15.01.2026, Anhörung 23.02.2026, 2./3. Lesung 05.03.2026, Drucksachen 21/3541, 21/4087, 21/4522) — Deutscher Bundestag, 5 mars 2026
- [13]Beratungsvorgang 764/25: Entwurf eines Dreizehnten Gesetzes zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch — Stellungnahme (1061. Sitzung, 30.01.2026) — Bundesrat, 30 janvier 2026
- [14]BundesratKOMPAKT 1061. Sitzung — Einführung der Grundsicherung: Kritik und Vorschläge vom Bundesrat — Bundesrat, 30 janvier 2026
- [15]Beratungsvorgang 116/26: Dreizehntes Gesetz zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze (Einspruchsgesetz; 1063. Sitzung, 27.03.2026) — Bundesrat, 27 mars 2026
- [16]BundesratKOMPAKT 1063. Sitzung — Bundesrat billigt Grundsicherung — Bundesrat, 27 mars 2026
- [17]Urteil vom 5. November 2019 — 1 BvL 7/16: Sanktionen zur Durchsetzung von Mitwirkungspflichten bei Bezug von Arbeitslosengeld II teilweise verfassungswidrig (Pressemitteilung Nr. 74/2019) — Bundesverfassungsgericht, 5 novembre 2019
- [18]Monatsbericht zum Arbeits- und Ausbildungsmarkt — Oktober 2026 — Bundesagentur für Arbeit, Statistik, octobre 2026
- [19]Stellungnahme des Deutschen Gewerkschaftsbundes zum Referentenentwurf eines Dreizehnten Gesetzes zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch — Deutscher Gewerkschaftsbund (publiée par le BMAS), 20 novembre 2025
- [20]Kurs halten – für mehr Eigenverantwortung und Fairness im Sozialstaat. Stellungnahme zum Referentenentwurf eines Dreizehnten Gesetzes zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch — Bundesvereinigung der Deutschen Arbeitgeberverbände (publiée par le BMAS), 20 novembre 2025
- [21]IAB-Stellungnahme zum Referentenentwurf 13. SGB-II-Änderungsgesetz — Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung (publiée par le BMAS), 20 novembre 2025