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Loi de 2023 sur la protection des données personnelles numériques et ses règles de 2025
Promulguée le 11 août 2023, la loi générale indienne de protection des données encadre le traitement des données personnelles numériques : consentement ou « usages légitimes », obligations des « fiduciaires de données », droits des personnes, Office de protection des données et amendes jusqu’à 250 crores de roupies (2,5 milliards de roupies) par manquement. Elle exempte aussi les organismes publics désignés par le gouvernement et réécrit une exception relative aux informations personnelles de la loi sur le droit à l’information. Les règles notifiées le 13 novembre 2025 l’appliquent par étapes : l’Office d’abord, les gestionnaires de consentement un an plus tard, l’essentiel des obligations dix-huit mois plus tard.
Mise à jour : 5 novembre 2026Prochaine échéance : 13 novembre 2026 — Gestionnaires de consentement : entrée en vigueur de la règle 4
Fiche d’identité
Texte de référence
The Digital Personal Data Protection Act, 2023 (No. 22 of 2023) (loi de 2023 sur la protection des données personnelles numériques)[1]
N° Act No. 22 of 2023 · 11 août 2023
Lire le texte ↗Porteurs
- Ashwini Vaishnaw[4][2]Ministre de l’Électronique et des Technologies de l’information (également des Chemins de fer, et de l’Information et de la Radiodiffusion) — ministère qui a rédigé et notifié les règles de 2025 · 2024-2025 · Mise en œuvre
- Jitin Prasada[7][8]Ministre d’État à l’Électronique et aux Technologies de l’information — réponses au Parlement sur la mise en œuvre · 2026 · Mise en œuvre
Mise en œuvre
- Ministère de l’Électronique et des Technologies de l’information (MeitY)
- Office de protection des données de l’Inde (Data Protection Board of India)
- Juridiction d’appel : Telecom Disputes Settlement and Appellate Tribunal (TDSAT)
Statut
En vigueurdepuis le 13 novembre 2025[2][8][5]
En vigueur partiellement : l’Office de protection des données et les règles 1, 2 et 17 à 21 s’appliquent depuis le 13 novembre 2025 ; les gestionnaires de consentement (règle 4) un an après la publication ; information, sécurité, violations, données des enfants, droits et recours (règles 3, 5 à 16, 22 et 23) dix-huit mois après la publication.
Objectif affiché
Mesures principales
- Champ : données personnelles numériques traitées en Inde, et traitements à l’étranger liés à l’offre de biens ou de services à des personnes en Inde. Sont exclues les données traitées à des fins personnelles ou domestiques, ou rendues publiques par la personne concernée ou en vertu d’une obligation légale.[1]
- Deux bases légales : le consentement — « libre, spécifique, éclairé, inconditionnel et univoque », retirable aussi facilement qu’il a été donné, précédé d’une information disponible en anglais ou dans une langue de la huitième annexe de la Constitution — ou des « usages légitimes » (article 7), comme les aides, prestations et autorisations de l’État, ses missions légales, les urgences médicales, les catastrophes et l’emploi.[1]
- Obligations des « fiduciaires de données » (qui décident des fins et des moyens du traitement) : mesures de sécurité raisonnables (chiffrement, contrôle d’accès, journaux conservés un an), notification de toute violation à l’Office et à chaque personne touchée — avec un rapport détaillé à l’Office sous 72 heures —, effacement une fois la finalité atteinte, et dispositif de réclamation répondant sous 90 jours. Les plateformes de commerce en ligne, de jeux en ligne et de réseaux sociaux comptant au moins 2 crores (20 millions) d’utilisateurs inscrits en Inde doivent effacer les données après trois ans d’inactivité.[1][2]
- Enfants (moins de 18 ans) : consentement vérifiable d’un parent, contrôlé à partir de données d’identité et d’âge fiables ou d’un jeton, par exemple via un coffre-fort numérique (Digital Locker) ; interdiction du pistage, de la surveillance comportementale et de la publicité ciblée visant les enfants, hors catégories et finalités exemptées par les règles.[1][2]
- « Fiduciaires de données importants », désignés par le gouvernement selon le volume et la sensibilité des données, le risque pour les droits, la sécurité et la démocratie électorale : délégué à la protection des données basé en Inde, auditeur indépendant, analyse d’impact et audit tous les douze mois et — pour les données désignées sur avis d’un comité — interdiction de transfert hors d’Inde.[1][2]
- Droits des personnes concernées : obtenir un résumé de leurs données et des destinataires, les faire corriger, compléter, mettre à jour et effacer, déposer une réclamation et désigner une personne agissant pour elles en cas de décès ou d’incapacité. Elles ont aussi des devoirs — ne pas usurper d’identité, ne pas déposer de plainte fausse ou abusive — sanctionnés jusqu’à 10 000 roupies.[1]
- Exemptions de l’État (article 17) : la loi ne s’applique pas aux organismes que le gouvernement désigne pour la souveraineté, la sécurité, les relations amicales avec les États étrangers ou l’ordre public ; la plupart des obligations et des droits ne s’appliquent pas aux traitements de prévention, de détection, d’enquête ou de poursuite des infractions ; les organismes publics ne sont pas tenus d’effacer les données ; et le gouvernement peut, dans les cinq ans suivant l’entrée en vigueur, exempter tout fiduciaire de toute disposition pour une durée fixée. Les start-up peuvent être dispensées de certaines obligations.[1]
- Office de protection des données de l’Inde : un « bureau numérique » dont le président et les membres sont nommés par le gouvernement central pour deux ans (renouvelables), sur proposition de comités de sélection présidés par le secrétaire du Cabinet (président) ou le secrétaire du MeitY (membres). Il enquête sur les manquements — en six mois, prolongeables — et inflige les amendes ; les recours vont devant le Telecom Disputes Settlement and Appellate Tribunal sous 60 jours. Après des sanctions dans au moins deux affaires, l’Office peut recommander au gouvernement de bloquer une plateforme.[1][2]
- Amendes fixées en annexe, jusqu’à 250 crores de roupies (2,5 milliards) pour défaut de mesures de sécurité ; l’Office tient compte de la gravité, de la durée, de la répétition, du gain et des mesures d’atténuation. Les sommes vont au Fonds consolidé de l’Inde. Le gouvernement peut relever les montants par notification, sans dépasser le double des montants initiaux.[1]
- Gestionnaires de consentement : sociétés enregistrées auprès de l’Office permettant de donner, gérer, revoir et retirer son consentement auprès de plusieurs fiduciaires ; elles doivent être immatriculées en Inde, disposer de fonds propres d’au moins 2 crores de roupies, agir comme fiduciaires de la personne, ne pas pouvoir lire les données qu’elles acheminent et conserver les traces des consentements au moins sept ans.[1][2]
- Transferts à l’étranger autorisés, sauf vers les pays que le gouvernement restreint par notification ; il peut aussi fixer des conditions à la mise à disposition de données à un État étranger.[1][2]
- Modification d’autres lois : l’article 43A de la loi de 2000 sur les technologies de l’information est supprimé ; et l’article 44(3) remplace le point (j) de l’article 8(1) de la loi de 2005 sur le droit à l’information — l’une des exceptions à la communication — par une seule ligne exemptant « les informations relatives à des informations personnelles ».[1]
En données
Annexe de la loi, telle qu’adoptée en 2023
| Obligation méconnue | Plafond (crores de ₹) |
|---|---|
| Mesures de sécurité raisonnables (art. 8(5)) | 250 |
| Notification des violations à l’Office et aux personnes (art. 8(6)) | 200 |
| Obligations sur les données des enfants (art. 9) | 200 |
| Obligations des fiduciaires importants (art. 10) | 150 |
| Toute autre disposition de la loi ou des règles | 50 |
Échelle à partir de 0 · 1 crore = 10 millions de roupies. Devoirs des personnes concernées : jusqu’à 10 000 roupies. Manquement à un engagement volontaire : jusqu’à l’amende du manquement initial. Le gouvernement peut au plus doubler ces montants par notification.
Chiffres clés
Amende maximale pour un manquement
250
crores de ₹ (2,5 milliards), depuis 2023 · Observé
annexe de la loi (défaut de mesures de sécurité)[1]
Délai du rapport détaillé de violation à l’Office
72
heures, à partir du 13 mai 2027 · Observé
règle 7(2) des règles de 2025 (plus long si l’Office l’accorde)[2]
Période de transition avant les principales obligations
18
mois après la publication des règles · Observé
règle 1(4) des règles de 2025[2]
Chronologie
- Adoptée
Assentiment présidentiel et publication de la loi au Journal officiel (Gazette of India)[1]
Votée par le Parlement ; elle entre en vigueur aux dates fixées par notification du gouvernement central, qui peuvent varier selon les dispositions (article 1(2)).
- En vigueur
Notification des règles ; entrée en vigueur de la première phase[2][8][5]
En vigueur partiellement : l’Office de protection des données et les règles 1, 2 et 17 à 21 s’appliquent depuis le 13 novembre 2025 ; les gestionnaires de consentement (règle 4) un an après la publication ; information, sécurité, violations, données des enfants, droits et recours (règles 3, 5 à 16, 22 et 23) dix-huit mois après la publication.
Notification des règles de 2025 sur la protection des données personnelles numériques (G.S.R. 846(E))[2]
23 règles et sept annexes, prises après examen des commentaires reçus sur le projet.
Question à la Lok Sabha sur les nominations à l’Office[8]
Le gouvernement rappelle le calendrier en trois phases sur dix-huit mois et indique que l’annonce de recrutement a paru dans l’Employment News le 6 juin 2026 ; la réponse ne mentionne aucune nomination, aucun gestionnaire de consentement enregistré ni aucun nombre de notifications de violation.
- À venir — l’issue n’est pas connue
Gestionnaires de consentement : entrée en vigueur de la règle 4[2]
Un an après la publication des règles : les sociétés immatriculées en Inde dotées de fonds propres d’au moins 2 crores de roupies peuvent demander leur enregistrement à l’Office.
- À venir — l’issue n’est pas connue
Application des principales obligations des fiduciaires de données (règles 3, 5 à 16, 22 et 23)[2][8]
Dix-huit mois après la publication des règles : information, mesures de sécurité, notification des violations, effacement, données des enfants, fiduciaires importants, droits des personnes et recours.
Termes du débat
Citoyen ne prend pas position : les arguments sont rapportés tels que les formulent leurs auteurs.
Selon ses défenseurs
- Le gouvernement présente la loi comme un cadre complet qui reconnaît à la fois le droit des personnes à protéger leurs données et la nécessité de les traiter licitement, avec un consentement libre, spécifique et éclairé, des obligations de sécurité et la notification des violations (ministre d’État Jitin Prasada, Lok Sabha, juillet 2026).[7]
- Il souligne que la loi s’applique aux entreprises numériques et technologiques étrangères, puisqu’elle couvre les traitements hors d’Inde liés à l’offre de biens ou de services à des personnes en Inde (réponse à la Lok Sabha, juillet 2026).[7]
- Le MeitY estime que le projet de règles concilie la vie privée dans l’espace numérique et l’innovation fondée sur les données, et indique avoir discuté de la loi avec des fédérations professionnelles, des start-up, des informaticiens, des groupes de réflexion et des juristes (rapport annuel 2024-2025).[4]
Selon ses opposants
- Le député Manish Tewari (Lok Sabha) a demandé pourquoi le président et les membres de l’Office n’étaient pas nommés, relevant que l’Office avait été établi en novembre 2025 mais que les candidatures n’avaient été appelées qu’en mai 2026 ; la réponse du gouvernement (août 2026) ne cite aucun nom ni aucune date.[8]
- Il a aussi demandé combien de notifications de violation et de plaintes avaient été reçues depuis novembre 2025 et quelles suites leur avaient été données ; la réponse ne donne aucun chiffre, si bien que l’activité initiale du dispositif n’est pas mesurée devant le Parlement.[8]
Indicateurs à suivre
- Nomination du président et des membres de l’Office · MeitYpas encore de carte Citoyen
- Gestionnaires de consentement enregistrés auprès de l’Office · Data Protection Board of Indiapas encore de carte Citoyen
- Notifications de violation, plaintes et amendes infligées par l’Office · Data Protection Board of Indiapas encore de carte Citoyen
- Fiduciaires désignés comme « importants » et organismes publics exemptés (article 17(2)(a)) · MeitY — Gazette of Indiapas encore de carte Citoyen
Sources
- [1]The Digital Personal Data Protection Act, 2023 (No. 22 of 2023) — Gazette of India, Extraordinary, Part II, Section 1, No. 25, 11 August 2023 — Ministry of Law and Justice (Legislative Department), copy hosted by the Ministry of Electronics and Information Technology, 11 août 2023
- [2]Digital Personal Data Protection Rules, 2025 — Notification G.S.R. 846(E), Gazette of India, Extraordinary, Part II, Section 3(i), No. 760, 13 November 2025 — Ministry of Electronics and Information Technology, 13 novembre 2025
- [3]Extension of Time – Public Consultation on the Draft ‘Digital Personal Data Protection Rules, 2025’ — Ministry of Electronics and Information Technology, 2025
- [4]Annual Report 2024-2025 — Ministry of Electronics and Information Technology
- [5]F. No. 2(1)/2026-Pers.I — Appointment to the post of Chairperson and Other Members in the Data Protection Board of India (DPBI) — Ministry of Electronics and Information Technology (Personnel-I Section), 6 mai 2026
- [6]Filling up the post of Chairman & Members in the Data Protection Board of India — Ministry of Electronics and Information Technology, 2026
- [7]Lok Sabha Unstarred Question No. 1805, « Collection and use of personal data by foreign digital/technologies companies », answered on 29.07.2026 — Lok Sabha — Ministry of Electronics and Information Technology, 29 juillet 2026
- [8]Lok Sabha Unstarred Question No. 3960, « Appointment of Chairperson and Members of Data Protection Board of India », answered on 12.08.2026 — Lok Sabha — Ministry of Electronics and Information Technology, 12 août 2026